La procédure de conduite à tenir en cas d’accident d’Exposition au sang (A.E.S. ) s’appuie sur l’Arrêté du 10 juillet 2013

Cet arrêté transpose les directives européennes.
Il précise le dispositif de prise en charge après AES qui doit être mis en place par l’employeur et porté à la connaissance de tous les salariés dès l’instant qu’il existe un risque d’exposition au sang. Le chef d’établissement prendra conseil auprès du médecin et des instances concernées (CLIN -Centre de coordination de la Lutte contre les Infections Nosocomiales , CHSCT-Comité d’Hygiène de Sécurité et des Conditions de Travail…)
Il stipule l’organisation dans tous les établissements 24 heures sur 24 d’un dispositif de prise en charge des personnes victimes d’AES et recommande l’ affichage dans tous les services de la conduite à tenir pour la prise en charge après Accident d’Exposition au Sang.

Nous sommes très attachés à la sécurité réglementaire des personnes qui travaillent au laboratoire. Nous avons donc préparé un poster que nous vous transmettront si vous complétez le formulaire à la fin de cet article.

1- Accident d’Exposition au Sang (A.E.S.) : des premiers soins à réaliser immédiatement

En cas de piqûre, blessure, contact avec une peau lésée :

  • Stopper l’activité en cours, laisser saigner, nettoyer à l’eau et au savon, rincer abondamment, sécher
  • Réaliser l’antisepsie de la plaie par trempage 10 minutes dans du Dakin ou de l’alcool à 70°
  • En cas de projection sur les muqueuses ou l’œil, rincer abondamment à l’eau ou au sérum physiologique durant 10 minutes

2- Rechercher activement le statut sérologique de la personne source

Les tests suivants devront être réalisés le plus précocement possible, au mieux dans les 4 heures :

  • Tests rapides de dépistage du VIH
  • Sérologie VIH
  • Sérologie VHC
  • Sérologie VHB complète si la personne n’est pas vaccinée

Si la personne source est porteuse du VIH, avec son accord, contacter son médecin pour adapter le traitement post-exposition (TPE) de la personne exposée, si nécessaire.

3- Contacter immédiatement un médecin référent pour la prophylaxie du sida

Le médecin référent évalue le risque infectieux grâce aux éléments suivants :

  • Type d’exposition
  • Profondeur de la blessure
  • Type d’aiguille ou de matériel en cause
  • Nature du liquide biologique
  • Statut sérologique et clinique du patient source

Un traitement prophylactique pourra être proposé à la victime, il devra être débuté dans les heures qui suivent l’accident : au mieux dans les 4 heures suivant l’exposition et jusqu’à 48 heures ensuite.

4- Déclarer l’accident du travail

  • L’employé déclare l’accident de travail à son employeur au plus tard dans les 24h
  • L’employeur rappelle au travailleur que la déclaration de l’accident de travail doit être effectuée dans les meilleurs délais car elle est indispensable à la garantie des droits de la victime
  • L’employeur transmettra sous 48h la déclaration d’accident du travail à la CPAM (Caisse Primaire d’Assurance Maladie)

5- Faire établir impérativement le certificat médical initial

Le médecin établit le certificat nécessaire pour obtenir la prise en charge au titre d’un accident de travail.

6 – Contacter le médecin du travail

Les personnes accidentées doivent pouvoir bénéficier d’un suivi clinique adapté et réaliser des examens biologiques en fonction du risque évalué afin de dépister une contamination (suivi sérologique…) et de repérer d’éventuels effets secondaires en cas de traitement post exposition

Il est recommandé de déclarer à l’institut de veille sanitaire les contaminations dépistées lors du suivi de la procédure de conduite à tenir en cas d’accident d’exposition au sang.

 

L’Arrêté du 10 juillet 2013 exige l’affichage de cette procédure de conduite à tenir en cas d’Accident d’Exposition au sang (A.E.S. )