L’ECBU (Examen Cyto-Bactériologique des Urines) est l’examen le plus prescrit en communautaire (laboratoire de ville). Ce sont près de neuf millions d’ECBU qui sont réalisés par an en France (Source DCIR 2015). Cet examen permet de diagnostiquer une infection des voies urinaires basses (cystite : l’infection est localisée dans la vessie), ou un pronostic d’infection haute (pyélonéphrite : l’infection a gagné les reins). L’infection urinaire est l’infection la plus courante après l’infection respiratoire.

L’ECBU permet de confirmer le risque infection éventuel et d’identifier la bactérie responsable de l’infection pour engager une antibiothérapie efficace et ciblée.

 

Interpréter l’ECBU : un challenge délicat

Bien qu’il soit facile à réaliser au laboratoire, l’ECBU est parfois difficile à interpréter.

En effet, la gravité de l’infection urinaire dépend de l’âge et du sexe de la personne. Par ailleurs l’état de santé du patient va complexifier la complexité de l’interprétation des résultats : en effet la prise d’antibiotiques avant l’expression des urines aura un impact évident sur l’ECBU, l’immunodépression (liée à l’HIV par exemple), comme le diabète influence aussi cette interprétation.

L’identification complète du patient au moment du prélèvement sera donc particulièrement importante pour une interprétation exacte de l’examen.

 

Respecter les bonnes pratiques de recueil pour l’ECBU: indispensable pour un diagnostic fiable

La phase la plus délicate du recueil et donc de la phase diagnostique se déroule hors de contrôle du biologiste. En effet, avant de prélever ses urines dans un pot stérile, le patient doit soigneusement se laver les mains, faire une toilette intime soigneuse, éliminer le premier jet dans les toilettes, et enfin remplir le flacon.

 

Examens macroscopique, microscopique et microbiologique des urines pour un diagnostic fiable

L’examen macroscopique (à l’œil humain) consiste à vérifier

  • L’aspect des urines i.e. la limpidité (urine sans élément en suspension), la turbidité ( présence de leucocytes : leucocyturie), la présence de sang ( hématurie).
  • La présence éventuelle de filaments dans les urines
  • La couleur des urines : jaune pâle, jaune or, marron et même pourpre parfois.

NB : L’odeur des urines n’a plus d’intérêt dans l’examen aujourd’hui puisque les techniciens de laboratoire travaillent sous hotte.

 

L’examen microscopique consiste à vérifier

  • Le dénombrement des leucocytes (globules blancs), et hématies (globules rouges) par mm3 d’urine.
  • La recherche de cellules épithéliales ou rénales, de cylindres, de cristaux, de bactéries, spermatozoïdes…
  • Mais aussi de parasites tels que le Trichomonas

(à titre d’information)

 

L’examen microbiologique permet de :

Rechercher, identifier et compter les germes présents dans l’urine après sa mise en culture. La mise en culture est souvent réalisée via les ensemenceurs type WASP ou PREV ISOLA. Si un germe est identifié, un antibiogramme peut être réalisé pour guider le médecin dans sa prescription antibiotique.

 

L’ECBU est vraiment un examen dans lequel la compliance du patient aux règles de recueil est essentielle. Pensez à informer vos patients, en utilisant posters, films et flacons à notice explicative adaptée à toutes les situations (personnes malentendantes, ou peu et non verbales).

Si vous souhaiter disposer des consommables, des équipements, et des services qui vous simplifieront la vie au labo pour le traitement des analyses urinaires, il vous suffit de compléter le formulaire ci-dessous.

 

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