Madame Dominique LUNTE, Biologiste au Laboratoire MAYMAT et Présidente de LBI, a fait une intervention très remarquée, à propos de RSE,  lors du Congrès des Jeunes Biologistes des 19 et 20 mai 2022.

La RSE est en effet un sujet qui préoccupe chacun et peut être encore davantage une jeune génération qui a envie de contribuer, au quotidien, et donc dans son environnement de travail, à une planète plus pérenne, dont chacun prend soin, pour le plus grand bénéfice de tous les humains qui y vivent.

 

Chez LABELIANS, l’engagement pour une contribution vertueuse à la chaine qui unit l’homme à son environnement se vit profondément depuis un demi-siècle. Dans tout ce que nous faisons, nous nous efforçons d’apporter notre pierre pour une planète plus vivante, où l’on tisse des liens pour le bénéfice de tous, en préservant les ressources qui nous sont confiées.

Nous avons donc été extrêmement sensibles au discours de Mme LUNTE et lui avons proposé de répondre à quelques questions pour laviedulabo.fr pour partager avec toute notre communauté de techniciens de laboratoires, de biologistes, et de professionnel des laboratoires en général ce message.

 

Laviedulabo.fr : Vous citez 7 champs d’intégration de la RSE dans vos récentes interventions, pouvez-vous nous les détailler s’il vous plait ?

 

Ce sont les 7 piliers sur lesquels se fondent la norme ISO 26 000 et incitent les organisations à se poser des questions sur leurs pratiques stratégiques, managériales et opérationnelles et sur les résultats obtenus sur les 3 axes majeurs environnementaux, sociaux et économiques ;

En voici quelques exemples :

  • 1 la gouvernance de l’organisation : existe-il dans l’organisation des politiques, processus, ou d’autres mécanismes permettant d’impulser et de mettre en œuvre les principes et pratiques de RSE ?
  • 2 les droits de l’homme : l’organisation lutte-t -elle contre toute forme de discrimination et promeut-elle l’égalité des chances ?
  • 3 les relations et conditions de travail : comment sont prises en compte par exemple les relations employeurs/ employés, la santé et sécurité au travail, le dialogue social ?
  • 4 l’environnement : l’organisation s’implique-t-elle dans la prévention de la pollution, l’utilisation durable des ressources, la lutte contre le changement climatique et la protection de l’environnement ?
  • 5 la loyauté des pratiques : ce pilier traite par exemple des questions de lutte contre la corruption, de loyauté dans la concurrence ou encore de la promotion de la responsabilité sociétale dans la chaîne de valeur
  • 6 les questions relatives aux consommateurs : quelle implication l’organisation met-elle dans la bonne information, la protection de la santé et des données de ses clients ? Comment prend-elle en compte les retours de ses clients ?
  • 7 les communautés et le développement local : comment l’organisation est-elle impliquée dans la création de richesses sur son territoire : emplois, compétences, technologies, éducation, bénévolats, soutiens

Il est évident qu’à réfléchir sur ces problématiques à la fois très concrètes et très globales le dirigeant va trouver des leviers de progrès pour son organisation, son territoire et le monde.

C’est un cercle vertueux pour tous : dirigeants, employés, partenaires, patients et bien sûr notre planète.

Penser global, agir local

 

 

Laviedulabo.fr : Comment industriels fabricants, distributeurs et laboratoires peuvent-ils, selon vous, s’unir dans cette démarche ? Quels sont les points de rencontre, de collaboration possible pour nous engager, ensemble, chaine de santé humaine, dans cette démarche ?

 

Il est évident qu’une démarche intégrée avec nos fournisseurs donnera de meilleurs résultats car nous formons véritablement une chaine de valeurs mais aussi de consommations.

Par exemple nous voyons au quotidien le gaspillage généré par les livraisons de réactifs : nous jetons tous les jours des quantités importantes d’emballages polystyrène, de blocs de froid.

Lors des appels d’offres il faudra inclure ces thématiques de RSE comme par exemple le recyclage des anciens automates, le conditionnement des réactifs pour limiter les emballages, l’élimination des déchets liquides, les consommations d’eau et d’électricité, les modes de livraisons, mais aussi identifier la provenance des achats de nos fournisseurs comme par exemple nous l’avons fait au niveau du réseau Les biologistes indépendants lors du déclenchement de la guerre en Ukraine.

Les problématiques sont nombreuses et les leviers de progrès aussi

 

Laviedulabo.fr : Quel est l’accueil réservé par vos confrères à cette démarche ? Sentez- vous une adhésion nouvelle à celle- ci, peut être générationnelle d’ailleurs ?

Oui cette problématique prend de plus en plus de place dans le réseau des biologistes indépendants et devient un vrai levier de recrutement chez les jeunes.

Tout le monde trouve une motivation à travailler sur la RSE : que ce soit pour la planète, pour l’économie des laboratoires, pour faire évoluer les organisations… .

Tout le monde peut en tirer un bénéfice.

C’est un enjeu sociétal.

 

 

A propos de Dominique LUNTE :

Dominique LUNTE a 58 ans, est mariée et mère de 3 enfants (dont une interne en biologie….)

Après des études de médecine et un internat en biologie à Paris, elle devient en 1992 directrice du laboratoire MAYMAT créé par son père, décédé en 1985 pendant ses études

Auditeur COFRAC depuis 2003, elle est Présidente du réseau des biologistes indépendants depuis 2016.